Visite des bâtiments

Le passé au présent Visite du Gymnase de La Cité, Lausanne


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Aux premiers âges de l'urbanisme lausannois


La Cité, siège historique du pouvoir
Les chanoines de l’Eglise cathédrale de Notre-Dame de Lausanne avaient leur demeure à La Cité. Quant à leur prince évêque, il logea d’abord au «château fort» de l’Evêché (XIe siècle), ensuite au château Saint-Maire (1431), siège ultérieur des baillis bernois de 1536 à 1798 et du gouvernement vaudois depuis 1803.

XIIIe siècle La cure des professeurs
Adossé au bâtiment de l’Académie, l’édifice double a des origines antérieures au XIIIe siècle. Le bâtiment servit de logement aux chanoines, puis, après l'introduction de la Réforme en pays de Vaud (1536), aux professeurs de l’Ecole de théologie voisine. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, il accueillit l’Ecole normale, puis l’Université jusqu’en 1984.

1772 La maison Curtat
Le bâtiment fut érigé en 1772 sur les jardins jouxtant d’anciennes maisons capitulaires. Il prit le nom de son premier propriétaire, Samuel Curtat, maisonneur de la Ville de Lausanne. L’Etat de Vaud l’acquit en 1929 et, après transformations, l’affecta à l’Université qui l’occupa jusqu’en 1984.

1587 L’Académie de Lausanne
L’Ecole de théologie de Lausanne, fondée en 1537, fut la première Académie de langue française en Europe. Fille de la Réforme bernoise (1536), elle fut installée en 1587 dans ses murs; l’Université de Lausanne lui succéda de 1890 à 1984. Le bâtiment, qui reprit les éléments principaux de l’architecture scolaire européenne, est un témoin majeur de l’art monumental du XVIe siècle.

1782 Le pavillon Levade
En 1782, le pasteur David Levade-Bugnion (1750-1834) obtint l’autorisation de déborder les limites de propriété de la maison Curtat, pour ériger, face au porche de la cathédrale, un pavillon d’agrément en surplomb des Escaliers du Marché. Il dédia l’édicule de style hollandais à son ami Jacques-Barthélemy Vernède d’Amsterdam (1721-1790), dont le médaillon en profil surmonte l’entrée d’un salon aménagé en «temple de l’amitié». Les peintures baroques de Jean-François Merigot (1783) rehaussèrent encore l’intimité du lieu de séraphins s’égayant au gré des saisons.

1771 L’Hôpital de la Mercerie
L’hôpital de la Vierge Marie fut créé à l’initiative du chanoine Guillaume de Bourg sur la Roche de Saint-Etienne avant 1280, quelques années après la consécration de la Cathédrale Notre-Dame (1275). Régi par la Ville de Lausanne depuis 1533, il fut démoli pour être reconstruit à neuf entre 1766 et 1771. L’Etat de Vaud l’acheta en 1806 sans pour autant en changer l’affectation traditionnelle. Le bâtiment servit ainsi de prison, d’hospice et d’hôpital jusqu’en 1875, avant d’être transformé en école secondaire à partir de 1879.

1811 L’église et la cure de la Mercerie
L’église Saint-Etienne, attestée au Xe siècle, fut désaffectée dès l'introduction de la Réforme en pays de Vaud (1536) et transformée en arsenal de la Ville de Lausanne. Un nouvel édifice cultuel fut cependant construit entre 1811 et 1812. Après avoir été utilisé par les protestants de langue allemande (à partir de 1812), par les catholiques romains (1814-1835), puis par les anglicans (1818-1840), il changea à nouveau de vocation pour abriter des salles de classe depuis 1956. Quant à la cure, une propriété particulière de 1790 qui lui fut adjointe au début du XIXe siècle, elle partagea le même destin. Les deux bâtiments conservèrent néanmoins des traces souterraines de leur passé: une crypte médiévale aux allures de catacombes et des fondations creusées dans la moraine.